Optimiser la gestion des actifs logiciels pour innover

décembre 19, 2016
Jean-Yves LIGNIER

Les entreprises sont confrontées à leur nécessaire transformation. Elles doivent s'adapter à la vague numérique qui déferle sur la société. Les usages et attentes des consommateurs changent et au sein de l'entreprise les employés attendent une évolution de management allant vers davantage de responsabilisation et de collaboration.

Ce nouveau rapport, à l'intérieur de l'entreprise et entre l'entreprise et ses parties prenantes, impose d'être innovant dans ses pratiques et son offre de services et produits.

Dans un contexte où la mondialisation se traduit par une pression concurrentielle croissante, comment trouver de l'oxygène financier pour engager ces expérimentations qui représentent une dépense nouvelle ?

En 2016 plusieurs articles ont été rédigés pour mettre en évidence les sommes colossales que peuvent représenter la dépense en logiciels :

  • Le logiciel, premier levier d'économies en dépenses IT pour les entreprises (Les Echos)
    • Le logiciel, un poste de dépense central en entreprise
    • Les investissements liés au data center représentent 54% des dépenses logicielles
    • Se prémunir contre le coût caché des appareils mobiles
  • L’inflation des dépenses logicielles et cloud (ELEE)
  • Le coût invisible des logiciels d’entreprise (Les Echos)

Les trois articles évoqués supra étant rédigés par des éditeurs de solutions dans le domaine de la gestion des actifs logiciels, il est permis d'émettre des réserves sur la pleine objectivité des analyses présentées... Toutefois, au-delà du trait potentiellement épaissi, chacun au sein de son organisation pourra se faire une première idée sur les pistes d'économie qu'il est possible de réaliser dans ce domaine.

 

En complément, il convient de s'intéresser à la question du logiciel libre ainsi qu'aux formats ouverts car ils apportent davantage d'interopérabilité, contribuant ainsi à l'émergence d'acteurs nouveaux et garantissant dans la durée la réutilisation de la donnée.

Sur cette question, l'Etat est régulièrement amené à s'interroger, non seulement parce qu'il s'agit de dépense publique, mais également parce que, notamment dans sa démarche opendata, il doit s'efforcer de partager le capital immatériel que représentent les millions de données traitées dans ses applications et stockées dans ses datacenters.

Il n'est donc pas étonnant que l'April se soit intéressée à cette question. Mais ces informations compilées se retrouvent également sur d'autres sites comme celui de numerama qui avait pointé en 2013 que l’Etat avait dépensé 1,5 milliard d’euros en 5 ans pour des logiciels propriétaires (article).

 

 

La gestion des actifs logiciels, équivalent français du terme anglais software asset management (SAM), est une pratique de management qui consiste à gérer et à optimiser l'achat, le déploiement, la maintenance, l'utilisation et l'élimination des actifs logiciels au sein d'une organisation. D'après Information Technology Infrastructure Library (ITIL), elle est définie comme « …all of the infrastructure and processes necessary for the effective management, control and protection of the software assets…throughout all stages of their lifecycle ». Ses objectifs sont de réduire à la fois les risques commerciaux et juridiques d'une part, et les coûts d'autre part tout en maximisant le service rendu.

La gestion des actifs logiciels est un sous-ensemble de la gestion des actifs informatiques (IT Asset Management) qui fait maintenant l'objet de la norme ISO/IEC 19770.

Source: wikipédia

 

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